Que démontre cette étude ?
Étude publiée dans Real Estate Economics (Seiler & Siebert, 2026). Sur la base de données réelles de transactions, les chercheurs mesurent l'écart entre les biens qui se vendent et ceux qui restent invendus, puis l'effet de débordement d'un bien surévalué sur son voisinage. Résultat principal : les prix affichés des biens invendus dépassent ceux des biens effectivement vendus de plus de 181 000 dollars en moyenne, soit environ 25 %. Plus important encore, un bien surévalué ne se pénalise pas seul : il contamine la lecture de prix de son environnement immédiat. Il fait monter les prix affichés des biens voisins de plus de 40 000 dollars et les prix de vente réels du voisinage de plus de 37 000 dollars. Le mécanisme en jeu est celui d'une fausse ancre : un prix de départ trop élevé devient un point de référence qui distord la découverte du prix pour tout un quartier, et non pour le seul vendeur concerné.