Marché immobilier
Taux d'août tenus sous 3,35 % sur 20 ans, mais l'OAT à 4 % arme la hausse de septembre
En août 2026, les banques reconduisent leurs grilles pour garder la main sur l'été : moyenne autour de 3,31 % sur 20 ans (3,16 % sur 15 ans, 3,42 % sur 25 ans), meilleurs profils sous 3,20 %. Cette stabilité est un choix commercial de conquête, pas un signal de détente : l'OAT 10 ans a franchi 4 % en juillet. Les courtiers anticipent une remontée légère des barèmes dès la rentrée.
Les grilles d'août ne reflètent pas encore la tension obligataire. L'acheteur qui signe aujourd'hui emprunte aux conditions d'avant. Fenêtre réelle de quelques semaines pour ceux qui tergiversent depuis le printemps. Urgence vraie, à documenter par les chiffres, pas à fabriquer.
PTZ prolongé jusqu'en 2027 : plafonds de ressources relevés de 8 à 13 %, jusqu'à 50 % du projet financé
Le prêt à taux zéro court désormais jusqu'au 31 décembre 2027. Les plafonds de ressources sont revalorisés de 8 à 13 % selon la zone. La quotité finançable grimpe : 20 à 50 % pour un appartement neuf, 10 à 30 % pour une maison neuve, jusqu'à 50 % dans l'ancien avec travaux (au moins 25 % du coût total) en zones B2 et C. Primo-accédant : ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale depuis deux ans.
Un bien éligible PTZ élargit mécaniquement la base d'acquéreurs et desserre la négociation sur le prix. Argument encore méconnu en prise de mandat : montrer au vendeur combien de primo-accédants son bien débloque transforme un mandat simple en exclusif.
Rentrée 2026 : prix attendus de +2 à +3 %, et un acheteur qui n'est plus un spéculateur
Notaires et professionnels décrivent une reprise sélective. Prix nationaux autour de 3 000 à 3 200 €/m², hausse attendue de 2 à 3 % à la rentrée, avec de fortes disparités selon les villes et la qualité du bien. Le profil dominant a changé : le ménage qui achète pour habiter, engagé dans un projet de long terme, a remplacé l'investisseur opportuniste.
Le discours qui vend en 2026 ne parle pas de rendement, il parle de projet de vie. Aligner l'argumentaire sur l'usage (habiter, durer, se projeter) plutôt que sur la performance financière parle au cerveau qui décide vraiment.