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dotation · #11 David Genesove & Christopher Mayer · 2001 Titre original : Loss Aversion and Seller Behavior: Evidence from the Housing Market

Aversion à la perte et comportement
vendeur

Le biais en jeu : l'effet de dotation →

Étude empirique de 5 792 annonces d'appartements à Boston entre 1990 et 1997 (dont 3 408 vendues), pour tester si l'aversion à la perte se manifeste dans un vrai marché immobilier. Les vendeurs exposés à une moins-value nominale fixent un prix d'annonce plus élevé, à hauteur de 25 à 35 % de l'écart entre la valeur de vente attendue et leur prix d'achat ; ils obtiennent un prix de vente plus élevé de 3 à 18 % de cet écart, et vendent moins vite.

Journal · Quarterly Journal of Economics, Vol. 116, N°4, pp. 1233-1260 DOI · 10.1162/003355301753265561 Citations · 4 500+ Niveau de preuve · N2 Démonstration immobilière
À retenir · 30 secondes
Étude · documentée le
  • 01 Loss Aversion and Seller Behavior
    Evidence from the Housing Market
    , étude de Genesove & Mayer (2001) publiée dans Quarterly Journal of Economics, Vol. 116, N°4, pp. 1233-1260, sur le thème dotation.
  • 02 Étude empirique de 5 792 annonces d'appartements à Boston entre 1990 et 1997 (dont 3 408 vendues), pour tester si l'aversion à la perte se manifeste dans un vrai marché immobilier. Les vendeurs exposés à une moins-value nominale fixent un prix d'annonce plus élevé, à hauteur de 25 à 35 % de l'écart entre la valeur de vente attendue et leur prix d'achat ; ils obtiennent un prix de vente plus élevé de 3 à 18 % de cet écart, et vendent moins vite.
  • 03 Application terrain immobilière, leviers exploitables et limites détaillés ci-dessous par Nordine Mouaouia (Système1-Immo Lab™).

Que démontre cette étude ?

Étude empirique de 5 792 annonces d'appartements à Boston entre 1990 et 1997 (dont 3 408 vendues), pour tester si l'aversion à la perte se manifeste dans un vrai marché immobilier. Les vendeurs exposés à une moins-value nominale fixent un prix d'annonce plus élevé, à hauteur de 25 à 35 % de l'écart entre la valeur de vente attendue et leur prix d'achat ; ils obtiennent un prix de vente plus élevé de 3 à 18 % de cet écart, et vendent moins vite. L'effet sur le prix d'annonce est environ deux fois plus fort chez les propriétaires occupants que chez les investisseurs. C'est l'une des premières démonstrations, sur un vrai marché, de ce que les expériences de laboratoire prédisaient.

Comment l'étude a-t-elle été menée ?

Analyse économétrique sur base d'annonces des agences de Boston, 1990-1997. 5 792 annonces d'appartements en copropriété (service d'annonces LINK), dont 3 408 vendues, avec prix d'achat antérieur connu (grâce au cadastre). Variables : prix d'annonce, prix de vente final, délai de vente, prix d'achat initial, caractéristiques objectives du bien (surface, étage, DPE équivalent, localisation). Régressions multivariées pour isoler l'effet de la moins-value anticipée sur (1) l'écart de prix d'annonce par rapport aux comparables, (2) le délai de vente. Contrôles pour effets de marché, saisonnalité, micro-localisation.

Quels sont les résultats clés ?

RÉSULTAT 01

Les vendeurs exposés à une moins-value relèvent leur prix d'annonce de 25 à 35 % de cette moins-value, par rapport aux autres vendeurs.

RÉSULTAT 02

Ils vendent plus lentement : pour une moins-value de 10 %, la probabilité hebdomadaire de vendre baisse de 3 à 6 %.

RÉSULTAT 03

L'effet est plus fort chez les propriétaires occupants que chez les investisseurs, cohérent avec l'effet de dotation « d'usage ».

RÉSULTAT 04

Quand le vendeur finit par vendre, son prix de vente est plus élevé de 3 à 18 % de l'écart entre valeur attendue et prix d'achat (et non de 3 à 18 % du prix), au prix d'une vente plus lente.

Comment appliquer cette étude en immobilier ?

SYNTHÈSE TERRAIN

Cette étude explique ce que vit l'agent face à un vendeur qui a acheté plus haut que le marché actuel : le chiffre d'achat devient son point de référence, et il affiche au-dessus. Elle sert à l'agent, pas au vendeur : on ne la lui montre pas, et on ne lui parle ni de perte ni de baisse. Au rendez-vous : reconnaître ce que ce bien représente, poser le cadre par les ventes réelles de la rue, puis partir de son prochain projet (où il va, ce qu'il lui faut pour y arriver) et chercher avec lui les biens de sa destination. L'alignement au marché devient alors le moyen d'atteindre son projet.

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Chaque semaine, un guide : une situation de rendez-vous, la phrase exacte à dire, et l'étude qui la justifie.

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Protocoles actionnables

CE QUE L'ÉTUDE A MESURÉ

Genesove et Mayer (Quarterly Journal of Economics, 2001) ont étudié 5 792 annonces d'appartements à Boston entre 1990 et 1997. Les vendeurs exposés à une moins-value affichent plus haut, à hauteur de 25 à 35 % de cette moins-value, et vendent moins vite. L'effet est environ deux fois plus fort chez les propriétaires occupants que chez les investisseurs.

POURQUOI C'EST UN OUTIL DE DÉBLOCAGE

Beaucoup d'agents ressortent les ventes du quartier face à un vendeur qui a acheté plus haut. Son point de référence reste son prix d'achat : les ventes posent le cadre, son prochain projet le fait avancer.

INSTRUCTION À COPIER DANS CHATGPT, CLAUDE OU GEMINI
Tu es mon copilote neurosciences pour un vendeur qui a acheté plus haut que le marché actuel.

CE QUE DIT LA SCIENCE (Genesove & Mayer, Quarterly Journal of Economics, 2001, 5 792 annonces à Boston) :
Le prix d'achat devient le point de référence du vendeur. Exposé à une moins-value, il affiche plus haut (25 à 35 % de cette moins-value) et vend moins vite. Cette étude m'éclaire, moi : je ne la cite pas au vendeur.

CE QUE JE VAIS TE DONNER :
- Prix d'achat du vendeur : [€ + année]
- Prix médian DVF secteur aujourd'hui : [€]
- Charges mensuelles du vendeur : [€ par mois]
- Durée de mandat déjà écoulée : [jours]
- Délai moyen de vente du secteur : [jours]

CE QUE TU DOIS ME PRODUIRE :
1. Script de présentation dépersonnalisante qui cite Genesove 2001
2. Calcul du coût mathématique de l'attente (charges x mois supplémentaires)
3. Reformulation de la décision en consolidation aujourd'hui vs plus grande demain
4. Argument de sortie si le vendeur reste bloqué après 90 jours
5. Cadre éthique à partager avec le client

RÈGLE NON-NÉGOCIABLE :
Le but n'est pas de convaincre. C'est d'éclairer une décision. Ne jamais humilier le vendeur. La perte est déjà encodée par le marché. Votre rôle est de l'aider à la sortir de sa tête.
CE QUE VOUS OBSERVEZ APRÈS

Le vendeur parle de son prochain projet plus que de son bien. Il regarde avec vous les biens de sa destination et fait lui-même le lien entre ce projet et l'alignement au marché.

Les phrases, une par semaine

Connaître ce biais ne suffit pas. Ce qui compte, c'est la phrase à dire quand il se présente. Chaque lundi, un guide vous la donne, avec l'étude qui la justifie.

Source & référence

Loss Aversion and Seller Behavior: Evidence from the Housing Market

David Genesove & Christopher Mayer · 2001

Quarterly Journal of Economics, Vol. 116, N°4, pp. 1233-1260

DOI · 10.1162/003355301753265561 Langue · Anglais Nature · Revue à comité de lecture Citations · 4 500+

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Questions fréquentes

Que démontre l'étude « Aversion à la perte et comportement vendeur » ?

Étude empirique de 5 792 annonces d'appartements à Boston entre 1990 et 1997 (dont 3 408 vendues), pour tester si l'aversion à la perte se manifeste dans un vrai marché immobilier. Les vendeurs exposés à une moins-value nominale fixent un prix d'annonce plus élevé, à hauteur de 25 à 35 % de l'écart entre la valeur de vente attendue et leur prix d'achat ; ils obtiennent un prix de vente plus élevé de 3 à 18 % de cet écart, et vendent moins vite. L'effet sur le prix d'annonce est environ deux fois plus fort chez les propriétaires occupants que chez les investisseurs. C'est l'une des premières démonstrations, sur un vrai marché, de ce que les expériences de laboratoire prédisaient. Étude de référence publiée par Genesove & Mayer en 2001, dans Quarterly Journal of Economics, Vol. 116, N°4, pp. 1233-1260, documentée par Système1-Immo Lab™ avec application terrain pour les agents immobiliers.

Quelles sont les applications immobilières de cette étude ?

L'étude éclaire le thème dotation appliqué à l'immobilier : décisions d'achat, biais de prix, négociation vendeur, comportement acquéreur. Système1-Immo Lab™ extrait les leviers terrain exploitables par les conseillers immobiliers, les courtiers et les formateurs neurosciences. Voir la section Protocoles actionnables ci-dessus.

Comment citer correctement cette étude ?

Citation académique : Genesove & Mayer (2001). Loss Aversion and Seller Behavior: Evidence from the Housing Market. Quarterly Journal of Economics, Vol. 116, N°4, pp. 1233-1260. Référencé sur Système1-Immo Lab™ avec contexte d'application immobilière vérifié et liens vers la source primaire quand disponible.

Cette étude est-elle validée par un comité de lecture ?

Oui. Article publié dans Quarterly Journal of Economics en 2001, revue à comité de lecture, cité 4 500+ fois. Système1-Immo Lab™ ne retient que des sources vérifiables par leur identifiant, avec une application immobilière documentable, et indique pour chacune son niveau de preuve. Voir notre méthodologie complète.